Fiche technique
Nom original | Yellow Submarine |
Origine | Etats Unis, Royaume Uni |
Année de production | 1968 |
Production | Apple Films, King Features |
Durée | 1h30 |
Auteur | Lee Minoff |
Réalisation | George Dunning |
Production | Al Brodax |
Scénarii | Lee Minoff, Al Brodax, Jack Mendelsohn, Erich Segal, Roger McGough |
Animation | Alan Ball, Cam Ford, Mike Pocock, Geoff Loynes, Malcolm Draper, Ted Percival, ... |
Design | Jon Cramer, Dick Sawyer |
Direction de l'animation | Jack Stokes, Robert Balser |
Direction artistique | Heinz Edelmann |
Décors | Arthur Butten, Caird Green, David Elvin, Muriel Jennings, Martina Selway, Malcolm Dakin, ... |
Layout | Gordon Harrison, Ray Aragon, Peter Arthy, Jack Daniels, Alan Grey, Ted Pettengell, Gil Potter |
Musiques | George Martin, The Beatles |
Direction de doublage | Thierry Wermuth |
| » Staff étendu |
Diffusions
Arrivée en France (cinéma) | 5 février 1969 |
1ère diffusion hertzienne | 28 décembre 1984 (Antenne 2)
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1ère diffusion francophone | 31 décembre 1983 (TSR)
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1ère diff. streaming | 13 juillet 2018 (Amazon Prime Video) |
Rediffusions | 21, 24, 2 juillet, 3, 8, 10 août 2000 (Canal+)
9, 17 juin 2003 (Arte) |
Synopsis
Dans le royaume de Pepperland, les habitants vivent dans le bonheur et la musique. Hélas, l'armée des Blue Meanies menée par l'infâme Sir Bleunoir menace de réduire ce monde au silence. Au cours d'une invasion, le navigateur Fred parvient à s'enfuir à bord d'un sous-marin jaune. Arrivé à Liverpool, il sollicite l'aide des quatre Beatles pour sauver Pepperland et rétablir la paix. Commence alors pour le célèbre groupe un long voyage semé d'embûches…
Commentaires
Minés par l'échec de leur film Magical Mystery Tour (1967), les Beatles décidèrent de ranger leurs velléités cinématographiques au placard. Lorsque le producteur Al Brodax leur propose un projet de dessin animé sur leur univers, les Fab Four donnent leur accord sans pour autant s'impliquer dans le développement du projet (au point de refuser de doubler leurs propres personnages). Le groupe se contentera de fournir quatre chansons inédites ("It's All Too Much", "Only A Northern Song", "All Together Now" et "Hey Bulldog") et de faire une courte apparition à la fin du film.
Graphisme décomplexé, déviances psychédéliques et expérimentations en tous genres, à sa sortie, le film sera acclamé par la critique et le public, incarnant à sa manière l'esprit "Peace & Love" de l'époque. Les Beatles eux-mêmes, attendant une esthétique disneyenne, sont stupéfaits. Yellow Submarine, avec sa liberté de ton et ses audaces graphiques, se place parmi les films les plus décisifs sur l'évolution de l'animation, révélant au grand public un genre ne s'adressant pas seulement aux enfants. Toutefois, ses calembours et jeux de langage omniprésents en font une œuvre posant des difficultés de traduction (à l'instar d'Alice au Pays des Merveilles de Lewis Carroll) ; une bonne connaissance de l'anglais est donc recommandée pour pouvoir en saisir toutes les subtilités.
Etrangement, les copies américaines du film se sont vu amputées de la séquence contenant la chanson "Hey Bulldog" (apparemment pour des questions de droits). Lors de la remasterisation complète du film en 1999, elle a depuis été réintégrée.
Lorsqu'il sort en France au cinéma, la télévision de l'ORTF parle de ce film, très exactement le 12 octobre 1968 dans l'émission "A l'affiche du Monde", et sous le simple titre de "le dessin animé des Beatles" !
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